Le Giec précise des solutions dans son 5ème rapport sur le climat

3 novembre 2014

Réuni à Amsterdam du 28 octobre au 1er novembre 2014, le GIEC a publié la synthèse finale du 5ème rapport d’évaluation concernant les changements climatiques, à l’attention des décideurs.

Les changements sont observés au niveau de la température, de l’acidification des océans, de la fonte des glaciers, de l’élévation du niveau de la mer et de la concentration des gaz à effet de serre (GES). Les changements à venir dépendront de l’évolution des émissions de GES et de leur concentration dans l’atmosphère. Quatre profils sont présentés, dont deux « centraux » sans stabilisation immédiate des émissions à un niveau compatible avec la capacité naturelle de la terre à absorber les GES (RCP4.5 et RCP6.0).

Pour réduire la vulnérabilité au changement climatique, limiter les émissions de GES et conserver les chances d’un développement durable, aucune option n’est suffisante en soi. Mais plusieurs facteurs de réussite peuvent être mobilisés.

 

 

Les émissions annuelles sont estimées à 35 GtCO2, soit 350 GtCO2 supplémentaires injectées dans l’atmosphère par décennie. Les émissions cumulées de GES d’origine humaine dans l’atmosphère passeront de +1500 GtCO2 en 2010 par rapport à la période pré-industrielle (1870) à +3000/3400 GtCO2 en 2050 et +4600/5200 GtCO2 en 2100.

Les principaux impacts portent sur :
• le cycle de l’eau, qui évoluera selon les régions, avec un contraste plus marqué de précipitation entre régions humides et régions sèches et entre saisons humides et saisons sèches ;
• l’élévation moyenne du niveau de la mer sera de +20 à +25 cm en 2050 et +60 à +70 cm en 2100 selon le scénario RCP 4.5 ; sachant que l’océan absorbe 65% de la chaleur supplémentaire, il se réchauffera de 1,3° dans les cent premiers mètres et de 0,3° à une profondeur de 1000 mètres, affectant ainsi la circulation océanique ;
• une extinction massive des espèces ;
• l’insécurité alimentaire et des contraintes sur une partie importante des activités humaines.

Pour enrayer cette augmentation et stabiliser le climat à +2°, des actions très significatives doivent être réalisées pour réduire les émissions de GES et obtenir les co-bénéfices associés, telles que :
• améliorer l’efficacité énergétique et recourir à des énergies propres ;
• réduire les émissions de polluants dans l’air, affectant la santé humaine ;
• réduire la consommation d’énergie et d’eau dans les villes ;
• développer une agriculture et une sylviculture durables ;
• protéger les éco-systèmes qui stockent du carbone et qui apportent d’autres services à l’homme.

Limiter les effets du changement climatique constitue une condition d’un développement durable. La responsabilité des pays émetteurs et la capacité à mener des politiques d’atténuation et d’adaptation pour faire face à ces impacts sont variables. Ces politiques posent la question de la justice et de l’équité.

Pour réduire la vulnérabilité au changement climatique, réduire les émissions de GES et conserver les chances d’un développement durable, aucune option n’est suffisante en soi. Mais plusieurs facteurs de réussite peuvent être mobilisés :
• des organisations efficaces et une bonne gouvernance à tous les niveaux ;
• l’innovation et l’investissement dans des infrastructures et des technologies vertes ;
• une évolution vers des modes de vie et des comportements plus écologiques.

Plus d’infos : www.ipcc.ch