Le Giec précise son diagnostic dans le 5ème rapport sur les changements climatiques

15 octobre 2013

Réuni à Stockholm du 23 au 26 septembre 2013, le GIEC a publié une synthèse du 5ème rapport d’évaluation sur les éléments scientifiques disponibles en 2013 concernant les changements climatiques, à l’attention des décideurs.

Les changements observés sont sans équivoques au niveau de la température, de l’acidification des océans, de la fonte des glaciers, de l’élévation du niveau de la mer et de la concentration des gaz à effet de serre (GES).

 

L’origine des changements est due à l’activité humaine. Les changements à venir dépendront de l’évolution des émissions de GES et de leur concentration dans l’atmosphère. Quatre profils sont présentés, dont deux « centraux » sans stabilisation des émissions à un niveau compatible avec la capacité naturelle de la terre à absorber les GES (RCP4.5 et RCP6.0).

Selon ces scénarii, la température moyenne à la surface de la terre en 2050 augmentera de 0,8 à 1,3° par rapport à 2010 et de 1,6 à 2,2° en 2100. L’hypothèse sous-jacente est que les émissions cumulées de GES d’origine humaine dans l’atmosphère passeront de +1500 GtCO2 en 2010 par rapport à la période pré-industrielle (1870) à +3000/3400 GtCO2 en 2050 et +4600/5200 GtCO2 en 2100. Actuellement, les émissions annuelles sont estimées à 35 GtCO2, soit  350 GtCO2 supplémentaires injectées dans l’atmosphère par décennie.

Le cycle de l’eau évoluera selon les régions, avec un contraste plus marqué de précipitation entre régions humides et régions sèches et entre saisons humides et saisons sèches.

Le niveau de la mer continuera à augmenter au XXIème siècle. Selon les scénarii centraux (RCP4.5 et RCP6.0), l’élévation moyenne du niveau de la mer sera de +20 à +25 cm en 2050 et +60 à +70 cm en 2100. Sachant que l’océan absorbe 60% de la chaleur supplémentaire, il devrait se réchauffer de 1,3° dans les cent premiers mètres et de 0,3° à une profondeur de 1000 mètres, affectant ainsi la circulation océanique.

En l’état actuel des connaissances, compte-tenu de l’inertie du système climatique et océanique, les effets de l’augmentation de la concentration de GES au XXIè se prolongeront au cours de siècles à venir. Outre la réduction des émissions de GES et l’adaptation au changement climatique, les solutions novatrices porteraient sur des moyens de prélèvement important de GES sur une longue période et/ou la mise en place d’un bouclier atmosphérique pour limiter les rayonnements solaires, à l’aide de fines particules envoyées dans la stratosphère.

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