La nouvelle génération de normes ISO pour le climat publiée

28 juin 2019

La nouvelle génération des normes ISO pour l’action climatique et l’évaluation des GES aux échelles d’une organisation, d’un produit ou d’un projet, publiées en 2019, est désormais disponible.

Pour les organisations, deux avancées majeures sont à intégrer. La prise en compte des émissions significatives, qu’elles soient de sources directes ou indirectes, s’impose dorénavant comme la règle pour un bilan GES représentatif et couvrant l’ensemble des potentiels de progrès. Pour l’action de réduction, un chapitre entier de la norme précise ce qu’il convient d’expliciter pour une démarche crédible.

Novasirhe a contribué pendant 4 ans à la révision de ces normes, engagée en 2014, en qualité d’expert mandaté aux réunions internationales de l’ISO, particulièrement sur les normes à l’échelle des projets ISO 14064-2 et sur la vérification des GES aux échelles « organisation, produit et projet » ISO 14064-3. Nous avions notamment évoqué les enjeux des évolutions lors d'évènements à WE-Pollutec, Produrable et de COP Climat.

Depuis le printemps 2019, sur ces bases renouvelées, nous accompagnons les entreprises, collectivités, établissements et autres organisations dans leur plan climat. Des formations sur mesure sont également développées et animées afin de répondre aux besoins spécifiques, tant de bureaux d’études, que d’entreprises et de maîtres d’ouvrages publics et privés.

Pour en savoir plus, contacter nous, vous pouvez également consulter le site de l’ISO : www.iso.org/fr/standard/66454.html

Commentaire de François

20 janvier 2020 à 10:39 AM

L'une des technologies habilitantes de notre mode de vie du 21e siècle est la batterie au lithium-ion. Ces blocs d'énergie rendent possibles les téléphones mobiles et les voitures électriques, les ordinateurs portables et les appareils de soins de santé, les robots et les capteurs télécommandés, et bien plus encore. Il n'est peut-être pas surprenant que leurs concepteurs aient reçu le prix Nobel de chimie au début de l'année.

Mais les spécialistes des matériaux ont désespérément besoin de meilleures batteries pour l'Internet des objets, pour la prochaine génération d'appareils personnels, et bien plus encore. De meilleures piles seront également appelées à jouer un rôle majeur dans le stockage de l'énergie provenant de sources renouvelables, mais inconstantes, telles que le vent et le soleil.

Les performances des batteries sont le résultat de nombreux facteurs différents. La densité énergétique est cruciale, tout comme la capacité à maintenir la charge sans qu'elle ne s'échappe. Ensuite, il y a la recharge - pas seulement une fois, mais des milliers ou des dizaines de milliers de fois - et, bien sûr, la sécurité.

Les électrochimistes ne savent que trop bien à quel point cet équilibre est délicat. Par conséquent, les fabricants de piles sont prudents lorsqu'ils essaient de nouvelles approches, de peur qu'un aspect de la performance ne diminue. Ainsi, les améliorations sont généralement progressives et minuscules. D'où viendront probablement les grandes améliorations dont nous avons besoin ?

Aujourd'hui, nous recevons une sorte de réponse : les batteries du futur seront fabriquées par impression 3D, disent Vladimir Egorov de l'Université de Cork en Irlande et quelques collègues. Ces personnes ont étudié les différentes nouvelles techniques d'impression pour les piles et suggèrent que cela rendra possible une nouvelle génération d'appareils plus petits et plus performants.

Tout d'abord, un peu de contexte. L'impression 3D est le terme général pour une variété de techniques qui permettent de construire des objets tridimensionnels en ajoutant du matériau couche par couche. Elle peut être un moyen de réaliser des prototypes pour les essais, sans parler des produits alimentaires exotiques, des parties de corps de remplacement et même des bâtiments entiers. L'utilisation de nombreuses machines à imprimer en parallèle permet la production en série d'articles tels que des pièces de voitures et d'avions et des chaussures. Et lorsqu'un nouveau design est disponible, il peut être imprimé rapidement, avec une reconfiguration minimale de l'espace de l'usine.

Les spécialistes des matériaux ont également commencé à expérimenter des moyens d'imprimer des circuits électroniques en utilisant des encres polymères et un polymère d'argent pour les traces, de sorte que la soudure n'est plus nécessaire. Ainsi, les cartes de circuits imprimés peuvent prendre plus ou moins n'importe quelle forme et même faire partie de la structure d'un appareil.

Cependant, une limitation importante est la nécessité d'incorporer des piles conventionnelles, qui ont des tailles et des formes spécifiques.

La possibilité d'imprimer des piles en 3D va changer cela. " Si elles peuvent être imprimées pour s'intégrer de manière transparente dans la conception du produit, pour des raisons esthétiques aussi bien que de confort ou de fonctionnalité, la batterie standard, plus volumineuse et de forme fixe, n'a pas besoin d'être prise en compte au stade de la conception du produit ", affirment Egorov et co.

C'est plus facile à dire qu'à faire. Les matériaux électroactifs utilisés dans les batteries sont intrinsèquement réactifs, et les structures telles que les anodes et les cathodes sont physiquement complexes. Elles doivent souvent être ordonnées comme des cristaux, et parfois poreuses comme des éponges moléculaires. Elles doivent toujours être bien caractérisées chimiquement.

Commentaire de Julien

22 janvier 2020 à 10:19 AM

Les batteries à l'état solide ont également fait l'objet de recherches intenses. A titre d'exemple le constructeur automobile de luxe Bentley réfléchit à l’utilisation de batteries solides ( source ) pour l'électrique et le thermique qui permettrait de réinventer le design de ses véhicules notamment dans l’aménagement intérieur.