Enjeux

 

Le réchauffement climatique, dont une origine est l’émission de gaz à effet de serre (GES) due à l’activité humaine, est devenu une préoccupation majeure. L’objectif de neutralité carbone à l'échelle mondiale dès 2050, soit bien plus que le « facteur 5 » en France, est de réduire de plus de 80% les émissions nationales et de retirer de l'atmosphère les émissions résiduelles.

Les activités dans les secteurs de l'énergie, de la construction, de l'industrie, du transport, de l'agriculture, des déchets et des services devront significativement améliorer leurs performances en s'appuyant sur une économie circulaire pour atteindre de ces objectifs.

Les entreprises, de plus de 500 salariés en France continentale et de plus de 250 salariés dans les DOM, et les inter-communalités de plus de 20000 habitants doivent réaliser et publier un bilan gaz à effet de serre. Les entreprises de plus de 250 salariés doivent réaliser un audit énergétique depuis 2015. La majorité des secteurs dispose de nouvelles cibles de performance énergétique, carbone et environnemental. Ainsi, dans le secteur de la construction, la réglementation française 2018 prévoit des seuils de performance obligatoire et volontaire pour bénéficier d'un label énergie-carbone.

 

L'intégration volontaire du critère de performance énergie-climat-environnement dans sa stratégie et son organisation est devenue une source d'innovation et de création de valeur :

> le consommateur tend à privilégier les produits et services aux meilleures performances environnementales, avec l'affichage de « l’indice CO2e » des produits et services,

> la maîtrise de la dépendance énergétique et l'optimisation du fonctionnement de l’entreprise contribuent à réaliser des gains économiques,

> la mobilisation des collaborateurs autour d’une démarche fédératrice et l'évolution des pratiques professionnelles sont porteuses de sens pour l'entreprise et d'amélioration de la qualité des relations avec les clients et autres parties intéressées la société,

> les subventions publiques peuvent être conditionnées à une information sur le bilan CO2e et l'accès aux prêts et fonds est facilité dans le cas de l'investissement socialement responsable (ISR),

> l'entreprise, industrielle, du bâtiment, du transport, de l'agriculture ou encore des services, améliore son image et le positionnement de ses produits et services.

 

Obligatoire ou volontaire, l'évaluation énergétique, des émissions de GES et des impacts environnementaux en cycle de vie s'impose comme un outil de pilotage de la performance.